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Corsica Tour 2007 Part1 - Bastia - Nonza - Ile Rousse
Haute-Corse (20220)
Introduction
Le début du périple commence à Toulon où nous sommes arrivés via le train de Toulouse. Nous attendons le bateau Corsica ferries qui accoste vers 22h.
L'attente est excitante, par contre nous rions jaune car nos sacs à dos sont beaucoup trop lourds ! 15kg environ pour moi et pas moins de 20kg pour le challenger Laurent qui commence à se dire que ça n’était pas malin de prendre toutes ces boites de conserve.
Benjamin lui fait le malin avec son porte bagage qui lui permet de ne pas se casser le dos. (Nous verrons par la suite qu’il n’a pas fait le malin longtemps !)
Chapitre 1 : 89/710km - Cap Corse :
Le bateau arrive finalement vers 23h et nous montons à bord dans la cohue générale. Mention spéciale à l’équipage Italien et son accueil des plus exécrable !
Nous accostons à Bastia vers 8h30 et bien réveillés par l’excitation du départ, nous sortons en trombe du bateau et après un regard sur notre carte, nous filons vers le nord.
La route est vallonnée et un vent très violent calme vite nos ardeurs. Nous sommes obligés de continuer à pédaler dans les descentes et on s’envole carrément dans les montées, la 1ère étape de notre périple nous a vite montré la couleur !
On arrive en fin de matinée dans le village de Macinaggio, tout au nord du Cap Corse. Le temps est magnifique et le village aussi. Nous nous achetons de quoi déjeuner et nous repartons.
La route quitte à présent la cote pour s’enfoncer à l’intérieur des terres. On attaque notre premier col avec une montée particulièrement douloureuse due à la surcharge de nos sacs et un vent de face très pénible.
Les paysages du Cap Corse sont magnifiques, très sauvages, mais malheureusement pollués par plusieurs décharges à ciel ouvert.
La route de Nonza est vraiment épuisante, on enchaine montées, descentes et il y a toujours autant de vent, ce qui nous oblige à pédaler non stop. Vers 20h30 pas loin de Nonza, nous arrivons à notre point d’arrivée : Une plage au bord de l’eau. D’après nos plans, on devait camper sur une plage… il se trouve que celle-ci est inaccessible en vélo. On est donc obligés de dormir à un endroit moche et bourré de déchets.
De plus le terrain est plein de cailloux et de ronces… bref tout ca sans tapis de sol => je vous laisse imaginer le confort après 90km de vélo !
Chapitre 2 : 157/710km – L’Île-Rousse
On se réveille vers 6h30 le soleil tape déjà et les vagues qui fracassent les rochers en contre bas font un bruit monstre. Réveil difficile !
On est sale, on a mal partout (les selles en gel ne servent à rien avec des sacs de 20kg !), on prend un petit dèj express et on remonte vers la route de Nonza.
Une fois au village, on en profite pour se ressourcer, on achète aussi une eau de source Corse, la St George, vraiment très bonne.
Vers 11 heures nous arrivons à St Florent, petite station balnéaire, nous avons un peu de mal à trouver des gens qui veulent bien nous remplir nos gourdes. Problème récurrent des endroits touristiques. Nous achetons nos sandwichs quotidiens et on repart illico. Trop de monde !
Direction le Désert des Agriates ! La route est sinueuse et chaque virage dévoile une nouvelle montée. Une fois sortis du désert, nous nous arrétons dans une petite buvette perdue. Les gérant ne sont vraiment pas accueillants et essaie de nous faire payer le maximum. (On paye le diabolo menthe + le sirop de menthe chez eux). L’arrivée imminente à l’Île Rousse nous donne l’énergie de continuer et on ne s’attarde pas.
Grosse descente de col, qui permet d’abattre quelques kilomètres et reposer les jambes. Le sac à dos et son poids modifie vraiment le centre de gravité du vélo, mais après quelques virages en mode lopette, je prends confiance je me fais vraiment plaisir.
Arrivé en bas j’attends Laurent et Benjamin. Laurent arrive mort de rire. Apparemment benjamin a perdu son porte bagage en pleine descente et ses sacs ont trainés derrières lui dans une gerbe d’étincelles. On attend 10min qu’il arrive avec ses bagages posés sur le cadre.
Le problème c’est qu’il ne peut pas pédaler comme ça, donc on se réparti ses affaire et on cherche quelques km pour se faire aider. Après quelques heures on remercie le technicien du camping qui nous a aidé à réparé le vélo. Après ce contre-temps, nous arrivons enfin en ville, mais à cause de notre retard, les campings sont déjà fermés, et on est obligé de trouver un endroit tranquille pour passer la nuit. On la passera dans un terrain vague à coté de la plage.
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